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Accueil Qui sommes nous ? >  Le Programme de Renforcement de la Nutrition : Contexte
Contexte

Dans un pays jeune comme le Sénégal, on observe une situation nutritionnelle inquiétante, ainsi malgré tous les efforts déployés par l’Etat, les organisations de la société civile et les partenaires au développement on observe une situation nutritionnelle inquiétante en 2001.

Constats

Malgré toutes ces actions, en 2000 :
• la prévalence de l’insuffisance pondérale chez les enfants de moins de 5 ans était de 18,4% soit environ un enfant sur cinq,
• celle du retard de croissance de 19%
• et celle de l’émaciation de 8% environ. Il existe cependant des disparités entre le milieu urbain et le milieu rural.

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En outre, les enquêtes (MICS* I et II) ont révélé une précarisation accrue de la situation de la maigreur (poids/taille) chez les enfants de moins de cinq ans, avec une prévalence qui est passée de 6,7% à 8,3%, dans l’ensemble du pays. Cette détérioration est plus importante en zone rurale où 9,3% des enfants souffrent de maigreur.

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Augmentation de la prévalence de la maigreur en zone urbaine entre 1996 et 2000

Au sujet des carences en micro nutriments, les données parcellaires disponibles au Sénégal montrent que les carences en fer, en vitamine A et en iode constituent des problèmes nutritionnels :

• une étude opérationnelle menée en 1999 dans le cadre du Projet de Nutrition Communautaire (PNC) par l’Institut de Pédiatrie Sociale a permis d’établir le diagnostic situationnel de l’anémie ferriprive (liée à la carence en fer) avec une prévalence de 65 % chez les enfants. Par ailleurs une enquête (MICAH) réalisée en 1997 dans quatre districts a également montré un taux d’anémie de 48,63% chez les femmes enceintes.

• les enquêtes réalisées par la DANSE (ex SANAS) entre 1988 et 1989 dans les régions de Diourbel, Kaolack et Fatick situent les problèmes oculaires dues à la carence en vitamine A chez les enfants de 2 à 5 ans à environ 18% dont 14,1% de Xérophtalmie, 2,7% de Xérosis, et 0,2 % de tache de Bitot,

• La prévalence des troubles dues à la carence en iode est plus accentuée dans les régions de l’Est et du Sud du pays. Les dernières enquêtes menées en 1997 dans la Région de Tambacounda avaient montré une prévalence de goitre endémique de 33,5% avec des pics allant jusqu’à 51 % (EOI, 1996).

Il s’agit pour le Sénégal de poursuivre la lutte contre la malnutrition protéino énergétique et les carences en micro nutriments (fer, vitamine A, iode) selon une approche programme de résolution de ces problèmes nutritionnels.


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