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Accueil Interventions intersectorielles : Sécurité alimentaire
Sécurité alimentaire

L’amélioration de la sécurité alimentaire qui est définie ici par la disponibilité et l’accès durable à une alimentation en quantité et en qualité suffisantes, s’inscrit dans les objectifs d’amélioration de la croissance des enfants âgés de moins de 36 mois du Programme de Renforcement de la Nutrition

OBJECTIFS DU VOLET SECURITE ALIMENTAIRE?

Le volet sécurité alimentaire a pour objectifs de:

» amener les mères et gardiennes d’enfants à adopter les bonnes pratiques alimentaires permettant la satisfaction des besoins nutritionnels des enfants,

» amener les communautés à mettre en œuvre des projets visant l’amélioration de la disponibilité et l’accès durable à une alimentation en quantité et en qualité suffisantes,

» assurer une supplémentation en produit spécifique pour le traitement des carences nutritionnelles.

STRATEGIES DU VOLET SECURITE ALIMENTAIRE?

Stratégie de base : l’approche Triple A

Basée sur le fonctionnement du cercle “Appréciation-Analyse-Action”, l’approche triple A , constitue la stratégie de base de la mise en œuvre du volet sécurité alimentaire.

L’approche Triple A sera utilisée pour chaque enfant pour identifier le type d’intervention adapté à sa situation. Partant de l’évaluation de la croissance de l’enfant, le Triple A permettra ainsi d’évaluer le statut de l’enfant, d’analyser avec les parents les problèmes et de prendre de décisions objectives ciblées sur la résolution des problèmes (voir schéma ci dessous).

Stratégies d’intervention

Toutes les interventions qui seront mises en œuvre vont s’inscrire dans l’un des trois axes de stratégie d’intervention suivants :

» la promotion des comportements clés,
» l’amélioration de la disponibilité et de l’accès durable à une alimentation en quantité et en qualité suffisantes
» la supplémentation


la promotion des comportements clés

Il s’agit ici à travers la communication pour le changement de comportement d’amener les familles et les communautés à adopter des pratiques adéquates permettant d’éviter les carences micro-nutritionnelles notamment celles qui posent des problèmes de santé publique : carence en vit.A, fer, iode et malnutrition.

l’amélioration de la disponibilité et de l’accès durable à une alimentation en quantité et en qualité suffisantes

C’est à travers ce volet que des micro-projets communautaires axés sur la valorisation des ressources locales seront encouragés et financés. Ce sont les communautés elles-mêmes qui vont identifier les projets adaptés à leur zone et ayant un impact sur la sécurité alimentaire.

En rapport avec cette stratégie la synergie avec différents autres programmes relevant de l’environnement, de l’allègement des temps de travaux des femmes etc. sera également fortement encouragée. Il est en effet admis que l’amélioration de la disponibilité et de l’accès durable à une alimentation doit faire l’objet d’une approche globale.

ACTIVITES ?

Initiatives communautaires

Les AECs vont appuyer les communautés pour identifier et élaborer des micro-projets qui seront financer par le Small Grant prévu dans le PRN. Les projets de maraîchage, banque de céréales, aviculture, transformation de produits locaux ou toute autre activité comme les petites activités génératrices de revenus seront appuyées. Ce dernier type d’activité est surtout utile en milieu urbain où la plupart des denrées alimentaires doivent être achetées. Il est actuellement reconnu que l’augmentation du pouvoir d’achat des ménages et notamment des femmes permet d’améliorer la sécurité alimentaire des ménages.

Production locale de farine de sevrage

Le PRN va appuyer ce processus en effectuant les études nécessaires et en équipant les sites de matériel de fabrication. Avec l’appui de l’ITA, les femmes seront initiées à la fabrication d’une farine composée qui respecte les normes du Codex alimentarius de la FAO. L’accent sera mis sur l’utilisation de matières premières produites localement (mil, maïs, riz…). Vue la technologie qui sera utilisée ( broyage, mélange), cette activité ne peut pas constituer une activité génératrice de revenu, la farine sera produite pour les besoins des bénéficiaires et sera consommée dans l’immédiat.

la supplémentation

La stratégie de supplémentation comprend :

» la supplémentation en micro nutriments notamment fer et vit.A au niveau communautaire. Conformément aux Directives du Ministère de Santé et de la Prévention 2004 pour l’administration de la vitamine A, la supplémentation en vit.A sera couplée aux séances de pesée des enfants.

» la supplémentation alimentaire des enfants malnutris selon le protocole de prise en charge des enfants souffrant de malnutrition qui a été définie par l’OMS. Ceci implique la collaboration entre les agents relais communautaires qui identifient les cas à référer et les structures de santé qui vont assurer au niveau des CREN une prise en charge adéquate des cas.

» La supplémentation des enfants qui fréquentent les Cases des Tout-Petits, et qui vise le recul de la faim immédiate et la promotion du développement physique et psychique des enfants.

ACTIVITES ?

Fourniture d’aliment de supplément dans les CREN

Le suivi régulier des activités de suivi promotion de la croissance au niveau communautaire permettra un dépistage précoce des enfants qui ne gagnent pas suffisamment de poids ou qui présentent une perte de poids sévère. Ces enfants sont référés vers les structures de santé pour une bonne prise en charge. Deux cas peuvent se présenter :

» L’enfant est sévèrement malnutri, il est traité selon un protocole recommandé par l’OMS comprenant une 1ère phase de rééquilibration et une seconde phase de réhabilitation nutritionnelle

» L’enfant est modérément malnutri, en plus d’un déparasitage et d’une supplémentation en vit.A et en fer, il reçoit une alimentation supplémentaire.

Durant la période de réhabilitation de l’enfant sévèrement malnutri ou pour la supplémentation de l’enfant modérément malnutri, il est recommande de donner une ration sèche qui doit apporter 500 à 750 Calories par jour servi en 2 repas.
Le type d’aliment de supplémentation qui est fourni aux enfants peut être constitué par exemple de farine enrichie telle que celle qui distribuée par le PAM

Les agents qui s’occupent de la prise en charge des cas de malnutrition recevront une formation selon les normes retenus par le Ministère de la Santé et de la Prévention et avec l’appui de l’OMS et de la Banque Mondiale

Fourniture d’aliment de supplément aux Cases des Tout-Petits

Pour assurer un développement harmonieux de l’enfant par une alimentation saine et équilibrée, des repas sont préparés dans les Cases des Tout-Petits et servis aux enfants.

L’appui des partenaires au développement sera également sollicité pour la fourniture des denrées nécessaires à la préparation des repas dans les Cases des Tout-Petits.

MISE EN ŒUVRE DES INTERVENTIONS ?

Le cadre de mise en oeuvre

Les activités vont se dérouler selon deux cadres spécifiques aux deux principaux partenaires, la Banque Mondiale et le Programme Alimentaire Mondial qui appuient les activités relatives à la sécurité alimentaire.

» La Banque Mondiale appuiera les interventions de promotion des comportements clés de la PCIME-C., les micro projets émanant des initiatives communautaires et la mise en place de sites pilotes de fabrication de farine de sevrage. Dans ce cas l’appui se fera conformément au cadre de mise en œuvre défini dans le PRN et pour lequel il est demandé à des Agences d’Exécution Communautaires (AEC) et aux Ministères Techniques Membres de la CLM de soumettre des projets d’appui aux communautés pour financement.

» Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a défini avec le Gouvernement Sénégalais un programme quinquennal de coopération (2002 –2006) pour la supplémentation des enfants malnutris et /ou stationnaires, des femmes enceintes et des mères allaitantes. Cet appui pour la supplémention alimentaire se fera selon un schéma d’intervention.


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